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Des histoires plus ou moins vraies, plus ou moins autobiographiques et plus ou moins bien écrites.

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Tijuana, plus tordu qu'le 9-1
wisyanne, pas du cul monomaniaque comme ici, non, enfin d'l'amour !
manolita's fever

Mercredi 07 Mars 2007.

Brûler l'idole

Pour cause de deuil affectif à très haute teneur lacrymogène, j’ai eu pendant quelques temps un mal certain à me rendre à Toulouse. Un mal de chien plutôt, une impossibilité à m’acheminer là-bas, que ça tergiversait, ça se chamboulait et ça se révoltait. J’en voulais à la terre entière, à son choix surtout, à son terrible abandon, au reflux de mes peines et de mes joies dans ces terres occitanes que je ne concevais pas aborder sans au moins l’entrapercevoir, et pourquoi pas l’entendre, et pourquoi pas la toucher, et pourquoi pas la ramener dans mes bagages ? Je l’invitais au restaurant, on se prenait la main et un regard doux et un sourire entendu et puis nous sortions de table tous deux repus de désir, laissant intouchés le canard dans les assiettes. Marchant dans la rue Bayard que tu détestais tant tu t’en foutais et tu serrais ma taille, ta main qui pinçait mes poignets d’amour idéals à me faire hurler de douleur, à m’arracher un lambeau de chair, et j’aimais ma douleur et je me sentais exister à nouveau. Le train nous attendait à Matabiau, nous rapatriions notre amour à Paris, la nuit nous enveloppait et illuminait les lumières de la ville qui lentement au loin se terraient sous l’horizon, et on s’embrassait dans le ronronnement des roues sur les rails rr-rr rr-rr-rr rr-rr rr-rr-rr dans ce compartiment vide. Ta main désormais douce et réconciliée se glissait sous mon pull d’hiver, et je respirais ton cou comme si enfin je respirais à nouveau, comme si enfin à nouveau je respirais l’odeur de la planète Terre.

 

Et puis le corps malingre et souffreteux rentrait dans sa coquille, j’hésitais puis finalement je renonçais, je disparaissais dans les larmes et le vide si épais de ton absence « non vraiment ce n’est pas possible les amis, trop de souvenirs et trop de désespoir qui m’attendent et votre accueil et votre réconfort n’y pourront rien. » Je raccrochais le téléphone et j’enrageais d’impuissance et de renoncement sans fin. Et… Et.

 

PARISTOULOUSE  1  73.00 €

Aller : le Mercredi 07/03 de 22h56  03751

Retour : le Dimanche 11/03 de 17h31  03692

 

Et je suis guéri ?

 

(Concerts post-rockiens à la chaîne au mois de mai :

-          Low, Café de la Danse, 20 mai 2007, ??h ??,

-          Do make say think, La maroquinerie, 22 mai 2007, 19h30,

-          The Battles, La maroquinerie, 26 mai 2007, 19h30.

 

Alors les aminches près pour l’orgie ? Et ce Low, là, ça ne vous dit rien ? des Arcades ? Nîmes ? Radiohead ? mmm ? Me dîtes pas que décidément non j’ai la flemme parce que cela ne passera tout bonnement PAS.)

kalinka | 20 h 12 | Rubrique : bobologie

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Commentaires

anne

12/03/07 à 00:26

On a beau dire que c'est comme pour de rien, juste pour de rire ou dans la futilité de l'instant que l'on écrit ......
heureusement que ce support existe. Merci  M. K. l'amour est maintenant sur tes pages.

Petit loupiot, tu manques à cette ville, c'est bien d'être venu.
Bon retour dans ta nouvelle vie-lle

 

Re:

kalinka

12/03/07 à 12:38

Ah oui, je comprends ce que tu veux dire, et je sais que ce que nous dît Th fut quelque peu blessant... Je ne lui donne pas une semaine pour être complètement accro de ce joujou d'écrivaillons dès lors qu'on lui foutra entre les mains ! Cette réaction stéréotypée est commune à tous les non-convertis... Patience, donc... Merci de ton accueil, et à très vite, donc.

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