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Des histoires plus ou moins vraies, plus ou moins autobiographiques et plus ou moins bien écrites.

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Jeudi 21 Décembre 2006.

glisser...

Rechercher une information scientifique sur internet, un article un peu pointu, permet un petit jeu intéressant : celui de voir se dissoudre au gré de ses pérégrinations les règles de différenciation sociale permettant habituellement de repérer les hiérarchies et les degrés de spécialisation des écrits rédigés dans le domaine et le champ que l’on envisage. Il est en outre possible de cheminer comme désorienté de liens en liens, d’opérer à de petits sauts de puce sémantiques, avec volupté, certes, mais aussi avec un maximum d’inefficacité quant aux objectifs poursuivis. L’absence de marqueurs désoriente l’investigateur, permet le glissement subtil de ses projets, noie ses repères sociaux classiques : littératures blanche, noire ou grise n’ont plus de topiques affirmées et exclusives.
Certes on peut s’insérer dans des réseaux, des séries d’échos reliés tendant à penser qu’un halo cohérent de sites s’est constitué, mais en aucun cas cette relative « cohérence » ne protégera le nuage en réseau de la continuité qui le relie à des espaces bien distingués habituellement ; la classification se fait vaporeuse. Plus une seule bibliothèque spécialisée en vue. Pour peu que la recherche soit transversale, ou bien dans un entre-deux invisible, confinée dans une boîte noire de la toile, et le fil d’Ariane de la rationalité se rompt immanquablement.
C’est qu’ici, deuil doit être fait de l’organisation spatiale qui régit « hors virtuel » les différents espaces d’information vers lesquels diriger notre désir : le culturel, le professionnel, le ludique, l’artistique, la santé, la sociabilité, l’échange de produits culturels, l’échange de produits matériels, etc. sont autant de lieux organisés dans l’espace habituel. Une certaine rationalisation de ces espaces a opéré qui oblige à des contentions physiques épouvantables ; marcher, prendre le vélo ou le métro, la voiture ou le scooter sont des impératifs qui impliquent que les lieux soient agencés de façon à correspondre à une organisation économe du temps. Espace et temps sont ainsi liés que de passer d’un lieu à un autre renvoie au fait de transiter soi-même ou encore de mouvoir l’espace.
Point de tout cela sur la Toile. Le mouvement se dissipe dans l’immédiateté que l’absence de distance produit. Un nouvel agencement doit être fait qui imposerait une logique sémantique donnée : on remarquera ici l’effort délétère illustré par les dénominations en .com, .fr, .org, .asso, etc. tentant d’organiser un espace de thématiques diversifiées (non circonscrites entre elles, se recoupant), d’une part, et d’autre part imposant une hiérarchie entre sites de personnes morales ou institutionnelles (toutes deux impersonnelles) et de personnes physiques : discontinuité organisationnelle, discontinuité économique, discontinuité identitaire. Mais cette rationalisation là ne suffit pas, loin de là, à contenir le brouhaha que contient toute recherche. Le cadre est inopérant, la plupart du temps. Micro-indices ponctuels, ils renseignent d’une lueur infinitésimale dans la nuée sémantique des possibles ; leur travail est tout simplement inaudible. Tant mieux, pour le coup.

kalinka | 23 h 58 | Rubrique : socio-lego | Màj : 13/01/07 à 19 h 11

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Commentaires

anne

22/01/07 à 14:03

bon,  c'est encore moi....d'ailleur, je fais une parenthèse : les articles, pour ma part sont lus avec appetit jusqu'au bout...et en plus je ris.

Bref, je voulais juste répondre à cet article par un truc qui m'obsède égonono moimeme : le propre.

Tout ca est propre, pourvu que l'écran et le clavier le soient, les informations sont propres. Hop, je ferme ca, hop je cherche ca...Pourtant,chercher c'est comme un rituel. Il faut soulever les choses de dessus pour passer la main on ne sait où et tomber sur Mr Bidule qui n'a rien à voir avec la choucroute....D'ailleurs, la choucoutre...aussi bien....à passer des heures à chercher quelque chose, manger au dessus de monticules de papiers et foutre des miettes partout, ca fait partie du jeux. Le mieux c'est de retrouver des traces de gras de 6 mois qui te renvoient à une personne ou à une odeur pas prévue au départ dans ta recherche. Je ne sais pas si ca m'arrange ou pas mais moi, ce qui me frappe aussi c'est donc la propreté d'Internet.

Re:

kalinka

22/01/07 à 21:55

Mais comment trouver le fameux Mr Bidule sur Internet ? Et comment y trouver l'inénarrable occasion de jouer avec du gras, je te le demande ? Il est des joies simples dont on ne saurait matériellement se priver.

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