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Des histoires plus ou moins vraies, plus ou moins autobiographiques et plus ou moins bien écrites.

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tiens-tiens ?

Tijuana, plus tordu qu'le 9-1
wisyanne, pas du cul monomaniaque comme ici, non, enfin d'l'amour !
manolita's fever

Jeudi 01 Février 2007.

l'alouette dépossédée 1/?


Tout geint, tout craque, tout lâche, le bateau si fier jadis se départ de ses pourtours, perd ses amarres, dans la tempête il déçoit et gîte et sa coque se fend indéfiniment de hurlements d’agnelet apeuré. On le mène à l’abattoir et la mer furibarde le presse de son impatience de psychopathe, l’eau est partout et pourtant l’eau n’a pas de nom, cachée dans les tréfonds d’elle-même, noire comme l’encre elle vrombit du centre de la terre et noie tout sans donner plus de raison.


On s’accroche à n’importe quoi bien sûr, on y croit un peu, on lutte avec le vide d’un ciment aqueux pour gagner quelques secondes, un mouvement une respiration de plus une larme de plus aussi que la tempête aspire et broie de son écume amère. C’est qu’on y croit un peu à nos conneries futiles, nos fétiches confortables, et tout qui s’envole dans l’air saturé de sel et d’eau : des meubles des tables des chaises des ordinateurs des blogs et des clopes des copains des bombes A tout ça qui valdingue par-dessus les têtes c’est les huissiers et leurs gros bras qui emportent tout dans un roulis fatal, ça en assène un coup quand même mais on reste ébahi et on pleure de rage et d’impuissance et d’incompréhension « regarde ton p’tit malheur de pacotille qu’est même pas à la hauteur de tes espoirs, ducon, regarde ! T’es pas foutu même de réussir ta propre servitude… » assène sarcastique l’œil de la mer qui feule dans l’opacité des profondeurs.


Et le vent glacial mêlé au sel brûle les visages en entonnant son chant de guerre : on est déjà nu et dépossédé et il s’infiltre partout sous la peau dans la chair à vous desquamer de l’intérieur… Les poumons gèlent et se fissurent hurlent de douleur, ça siffle entre les côtes les atomes de chair à la ramasse s’étirent et ploient les veines tendus comme les cordes d’un arc vibrent en si mineur plus la peine de rien justifier ses errements de violence et de mauvaise foi ses bourdes regrettables le destin foireux qu’on s’est soi-même forgé tandis que déjà inconscient on sombre épuisé dans sa propre merde : on est peu d’chose tout d’même !

kalinka | 22 h 39 | Rubrique : bobologie

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