Des histoires plus ou moins vraies, plus ou moins autobiographiques et plus ou moins bien écrites.
Entre deux tâches administratives quelconques, je me surprends à me rerererererelire mes petites insanités postées, et que vois-je ? Des fautes partout, comme il en pleuvait, des fautes d’orthographe, des virgules n’importe où, la grammaire qui fout le camp, les verbes à l’accord incertain… et je me sens coupable, l’angoisse me saisit, le ridicule me bouscule et à défaut de m’achever m’éreinte l’égo. Je m’interloque et je me souviens de ces dictées catastrophiques, celles d’une autre époque, celles que l’on me rendait du bout des doigts avec ces affligeantes notations rouges qui vous disent si bien que l’écriture ne vous aime pas, que vous ne devriez pas la toucher parce que vous la rendez moche et vulgaire. Je me souviens combien j’étais humilié et honteux. Je me souviens de ces enseignants à la rationalité si absurde qu’ils notaient en négatif, maximum 20 et minimum infini, comme si finalement en la matière la perfection existait et la médiocrité était sans limite. Intéressant cynisme que mille blogs aigris ne suffiraient à atteindre, mes petits camarades avec des -32/20 ça les faisaient marrer ils avaient abandonné la partie, ils chiffonnaient leur petite feuille à carreaux et on insultait les maîtres et les maîtresses on avait bien raison alors je le rerererereredis avec volupté et je m’en repais avec délectation : ordures, sales cons !