Des histoires plus ou moins vraies, plus ou moins autobiographiques et plus ou moins bien écrites.
On réclame des dimanches tristes et pluvieux des rues vides et neurasthéniques, des journées inutiles et ennuyeuses et puis c’est raté le carnaval vous accompagne avec sa parade jusqu’à ce petit coin de paradis à deux pas de République et vous vous faîtes inviter à une terrasse baignée de soleil et de chaleur. Avec I. et L. – que vous ne connaissiez pas dix minutes auparavant - on discute somatique corporelle et rationalité administrative, danse et courts-métrages et on s’en jette un dernier avant de rejoindre cette fête squatienne dans un magnifique atelier. Concerts, lectures et exposition et les mômes qui ne piaillent même pas et les gens plus sympathiques les uns que les autres… Le squat1 sera bientôt fermé et ce joli coin hors du temps disparaîtra certes oui mais là encore vous ne vous sentez pas de gueuler car tout comme l’un des occupants vous vous dîtes que quand même c’est important les crèches… On vous aurait foutu un parking encore ! Comme vous ne voulez pas sempiternellement vous en prendre aux chiards car vous les avez déjà pourris précédemment et que vous ne supportez décidément pas la serial-aigritude monomaniaque de certains blogs, vous voilà en panne d’idées méchantes et de violence banalisée. Vous vous êtes faits charmé, avoir, possédé jusqu’à la moelle par la bonne humeur qui suinte de ce dimanche et les mails s’échangent parce qu’on s’entend plutôt bien… J’avais un petit quelque chose à me mettre sous la dent avec cette chanteuse aux accents un peu mièvre et leurs guitares sous-bossanoviennes mais là encore c’est un peu court et aride comme inspiration. Et puis, comment leur en vouloir d’être en phase avec ce petit moment de bonheur ? De toute façon le vin était bon… Quelle tristesse, quel ennui toute cette satisfaction !
1 45, rue du Faubourg du Temple