Des histoires plus ou moins vraies, plus ou moins autobiographiques et plus ou moins bien écrites.
Les rats des champs fustigent ceux des villes, ceux des villes méprisent leurs congénères banlieusards, qui eux-mêmes exècrent les campagnols, et tout cela ne nous mène à rien sinon à nous rassurer des aléas qui nous déterminent dans nos destinées topographiques. Il est toujours étonnant que nous nous ingéniions à traduire nos désirs d’exotisme existentiel en fantasmes géographiques, ou qu’à défaut d’inventivité nous allions chercher ailleurs les motifs de notre sédentarité.
Ainsi m’avait-on catalogué moi aussi et badgé d’une évidente propension à la confusion citadine, rat urbain inexorablement je serai amené à être, et certes je l’admets j’en suis, mais devrais-je me culpabiliser du fait que les humains miséreux de tous horizons aient tendance à s’agglutiner autour des métropoles avec une remarquable constance ? C'est un peu comme ces plantes héliotropes qui souhaitent se la jouer icarienne mais hélas pour elles n’ont pas inventé la cire et se contentent invariablement de cramer à la surface de quelque planète de banlieue solaire - à savoir la notre.
Bref ce sont bien ces miséreux qui réapprovisionnent régulièrement mon compte en berne et subventionnent mes ablutions d’absinthe et mes bâtons d’encens chichonnesques, alors merci les filles z’et les gars, toute cette concentration c’est pain béni pour moi - et quelques milliers d’autres… Et oui les pauvres c’est pas des tournesols ça ne pousse pas dans les champs, au contraire ça se presse aux portes des bétonnières et moi j’aime les pauvres et les assistés, je ne suis pas herbivore : à chacun son terrain de chasse.
Commérages : Un honorable et néanmoins facétieux lecteur ayant l’aimable curiosité de rechercher sur google « histoire de cul saoule forcée » (c’est la grosse tendance de la saison automne-hiver 2007 dans le porno internet)(c’est amusant ces possibilités de savoir d’où viennent les gens) s’est vu proposer je n’sais trop comment l’adresse de ce blog… Je ne devais pas être le premier sur la liste donc mon quidam a dû persévérer pour tomber sur mon bidule… Alors l’ami a-tu trouvé ton bonheur en ces lieux ? On s’y fait en tout cas parait-il à ces bêtes là, ce post scriptum s’adresse donc davantage aux non-initiés.
kalinka | 14 h 22 | Rubrique : socio-lego
Commentaires
d'lamour
anne
10/02/07 à 17:04
Ah voilà, je m'y retrouve...Si seulement la campagne pouvait être ces lieux de stimulations extrèmes, où la pensée finit par un acte! Non, même le cul à la campagne est triste (rien d'éxotique quand on pense à d'où je viens!), je sais de quoi je parle. Mais je persiste quand même, du cul campagnard en ville, où les cris sont finalement plus discrets qu'en pleine campagne, ferait d'lamour pour vous, citadins frustrés des rencontres futiles, vides de sentiments "gras" mais tellement sains!
d'lamour mon bon monsieur, du brut, du vrai!
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kalinka
10/02/07 à 19:15
Ah oui alors tu as bien raison d'introduire cet aspect là des choses, le côté sanitaire je l'avais oublié... Attention tout d'même, belle des champs, à ton arrivée tant espérée dans nos contrées : le vent de la frustration siffle à toutes les oreilles, indifféremment. Et puis, finalement, le cul dans l'chaos sait être plaisant, il en devient même parfois indispensable ! Mais comme un chewing-gum, il perd vite son goût fraise-banane, et je ne peux pas en faire grand chose de plus que de le mastiquer douce-amèrement... C'est que je place le cul avant l'espoir, sans pour autant sûrement en assumer les conséquences. Tout est-il à remettre à l'endroit ? A quoi cela m'avancera-t-il ? Et sinon, quel intérêt si l'on ne peut plus en faire quoi que ce soit que de s'en souvenir silencieusement ? Le cul après le cul, en somme... Ah l'amour brut des campagnes occitanes, je l'avais presque oublié...
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anne
11/02/07 à 16:45
Je ne peux pas prétendre être une bonne conseillère mais pour toi, je vais faire un effort d'égo! Certainement, en a tous eu des boules multicolores dégueulasses et chimiques à machouiller, faute de mieux...et même parfois un pétillement se fait sentir alors que tu crois en être débarrassé. Bref, le tout c'est de pouvoir cracher (si possible dans la poubelle, évidemment en tant que campagnarde je suis écolo!) pour pouvoir déguster un bon petit plat mijoté avec dlamour.... Allez, crachez ! Il en reste des femmes qui vous aimeront pour le cul, le pot au feu et les discussions au coin du feu.
Chez moi on dit "chaque pot a son couvercle....voire plusieurs!"
Quand à moi, la frustration ne peut être, je suis amoureuse à Paris et partout ailleurs.
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kalinka
11/02/07 à 17:18
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anne
11/02/07 à 17:30
je crois que même séparés (si c'est l'idée qui est derrière ta tête...?), quand on est amoureux, on n'est pas frustrés parceque, pour ma part (et c'est aussi très campagnard "petite maison dans la friche!") je ne serais frustrée que si je ne partagais pas ça avec la personne aimée. Et c'est ce qui nous éloigne mon cher et tendre kalinka, je ne pourrais(plus) partager que le cul car je ne supporte guère la frustration. Félicitation pour ton chewing gum, s'il est dans tes cheveux, il est déjà sorti!!! L'amour est en toi grand monsieur au coeur tendre, partage le avec une personne qui le mérite.
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kalinka
11/02/07 à 17:44
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anne
11/02/07 à 18:40
C'est bien pour ce genre de réponse que je demande un peu plus de "campagnatitude"...
Chercher plus compliqué pourrait entrainer un déséquilibre qui rendrait un amour pur en une torture quotidienne. Or aimer par fascination ou considération (bien que le deuxième soit assez peu utilisé de nos jours...la considération demande une grande "maîtrise" de son égo car on n'aime plus pour soi uniquement mais aussi pour l'autre et là....c'est rara!) c'est aussi se permettre de concentrer ses sens pour ressentir les frissons (sexuels ou non) et de se recentrer sur ce frisson pour en connaître la recette et ainsi la transmettre...et oui, c'est toujours ce problème de ressenti et/ou intellectuel. On ne se refait pas, que veux-tu!
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kalinka
11/02/07 à 19:15
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lucien
11/02/07 à 21:33
bon, j'me relis, et merdum j'ai oublié d'enlever des parties de phrases, bête et petit novice du blog que je suis. c'est pas tout à fait ce que je voulais dire, c'est pas très clair et donc tu peux tout effacer camarade kalinka. je préfère encore en parler avec toi de vive voix... sus aux blogs!!!
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kalinka
12/02/07 à 00:50
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