Des histoires plus ou moins vraies, plus ou moins autobiographiques et plus ou moins bien écrites.
Quand sur la plage C. enleva son petit maillot de bain, je ne pus m’empêcher une oeillade gourmande. Je la regardais courir vers les vagues libérales de ce petit bout d’île non loin des rivages continentaux, à quelques miles d’Athènes pour tout dire, et je souriais béatement au ciel, aux arbres et à la mer depuis l’alcôve qui nous tenait lieu de nid douillet depuis maintenant trois jours. Le bouquin que je lisais était certes mal torché, il ne parvenait pas malgré ses efforts à désenchanter ce moment de pur glandage dont je me repaissais avec gourmandise. Petit à petit nous nous étions accoutumés aux mœurs nudistes des vacanciers et il n’était pas rare que nous nous promenions dans les criques à poil ce qui tendait tous deux à nous exciter comme des premiers communiants.
Ce troisième jour, étalés dans le sable brûlant, nous observions cette petite grotte en forme de gigantesque fissure que nous apercevions à droite de notre havre de paix. Inatteignable par les voies terrestres, elle nous narguait comme une forteresse imprenable. Cumulo-nimbus minéral, ses formes ondulées offraient à l’imagination l’occasion d’interprétations évocatrices : « on dirait une chatte » lança C. dans un grand rire de stupéfaction mutine. C’était bien vrai. La fissure débutait haut dans la falaise, puis s’écartait progressivement jusqu’à sa base à même le sable. Les strates de roches courraient le long de la paroi, ornant le refuge de lèvres douces et accueillantes. Les vaguelettes salées achevaient leur long voyage au pied de la sculpture naturelle, laissant le lieu comme inviolé. Nos regards concupiscents se croisèrent au-dessus de nos romans respectifs.
En un instant nous fûmes à l’eau, barbotant sans nous presser vers notre déesse cavernicole. Ce n’était pas en nouveaux adeptes que nous nous rendions au temple mais bien en conquérants impies et intrépides. Nous souhaitions violer le sanctuaire, voler l’idole, briser l’Interdit. Déjà mon sexe raidi par la promesse d’une razzia porno en territoire grec faisait les quatre cent coups avec les petits poissons multicolores tandis que je lorgnais les formes gracieuses de C. qui évoluait harmonieusement en brasse indienne devant moi. Sa chevelure de jade étalée à la surface de l’eau pour toute parure, elle se retournait par intermittence et me jetait un regard salace et pétillant. Bientôt nous eûmes pied et C. me mena par la bite sur le sable doré.
Ah oui nous étions fiers de notre hâle cuivré, de notre peau si douce, de la chaleur de nos corps salés que nous caressions en nous embrassant goulûment. Les magnifiques nichons de C. appelaient mes lèvres gourmandes et d’un mouvement voluptueux de ses hanches généreuses elle branla mon sexe entre ses cuisses humides, effleurant de ses lèvres excitées le bout tendu de mon braquemart au bord de l’explosion. Elle se retourna soudain et, s’appuyant sur la roche que l’ombre de la caverne avait laissé fraîche, m’offrît son cul rebondi en l’honneur de la déesse humiliée. Je la pénétrais doucement et nous baisâmes tendrement tandis qu’un petit vent nous enveloppait de ses odeurs marines. Je jouis avec force, foutant du sperme partout sur le sable et la paroi de l’autel aux formes si troublantes et expressives, tandis que nous rigolions de notre farce anodine. Puis nous reprîmes notre petite route égoïste, abandonnant à la mer la dépouille désormais sans attrait de notre Origine du monde déchue.
Commentaires
moimeme
29/01/07 à 21:20
bon, alors là....et bien profite mais ....comment dire....j'ai hésité plusieurs fois à laisser un commentaire mais c'est comme si M6 me poursuivait à chaque passage sur ton blog!
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kalinka
30/01/07 à 02:19
Toi même, avec tout le respect que je te dois, tu m'en dis trop ou pas assez... Et je ne sais trop quoi te répondre, de peur de ne pas t'en dire assez.
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anne
30/01/07 à 10:56
Oui, effectivement, j'en dit trop. Laisse toi bercer dans ce doux rêve, le commentaire n'avait aucune espèce d'importance!
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kalinka
30/01/07 à 13:36
Si tu as peur des projecteurs, pourquoi ne pas te rendre anonyme ?
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← Re: Re:
moimeme
30/01/07 à 22:17
Je croyais que j'étais seule sur terre, je n'ai peur de rien...sauf de moi même.
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