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Des histoires plus ou moins vraies, plus ou moins autobiographiques et plus ou moins bien écrites.

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tiens-tiens ?

Tijuana, plus tordu qu'le 9-1
wisyanne, pas du cul monomaniaque comme ici, non, enfin d'l'amour !
manolita's fever

Mercredi 04 Avril 2007.

Petites misères de la micro-domination

On compte sur vous affreusement dans ce travail. On compte sur moi, et tu me fixes silencieuse soudain les yeux écarquillés de désespoir :

« Et je tiens ton futur dans mon poing, peut-être ? Je tiens ton plaisir et ta jouissance, aussi, pendant qu’on y est ? Ton regard me rappelle d’autres histoires, d’autres épopées, de cet ordre du monde auquel tu n’appartiens pas, un monde de tendresse et de colère ou d’exaspération, un monde dans lequel l’important est de se sentir désiré ou haï, et sûrement pas de ce monde de mémoires professionnels et de fonctions attribuées, quand bien même il s’agirait de causer affect et sexualité, marmaille et êtres en souffrance.

Tu devrais le savoir, et même si tu es adulte depuis peu de temps, tu devrais le savoir que je ne saurais m’attendrir à la vue de tes larmes et de ta détresse. C’est un monde de cochons, c’est vrai, des candidatures présidentielles te marchent dessus sans cohérence, des directions t’infantilisent, des formateurs rient sous cape de tes doutes exagérés, des conseillers associatifs refont ton monde sans égard pour ton opinion, et c’est un monde de cochons, tout à fait. A vomir. Mais tu ne peux t’abandonner ainsi, tu ne peux leur appartenir. Tu te dois à toi-même le cynisme ou la rébellion, et que sais-je encore ? L’important n’est pas que tu es raison, l’important est que tu ne cesses de t’appartenir.

Et que devrais-je faire, moi, de ces larmes de crocodile, de tes suppliques, de ton chantage à l’abandon ? Je te prends dans mes bras ? Je bois tes larmes sur tes joues ? je te caresse tendrement, nous baisons sauvagement sur les tables de classe ? »

Je la regarde pleurer les yeux dans son écran, incapable désormais de suivre la moindre de mes indications de travail. Elle ne m’entendra plus, maintenant. Et merde ! :

« Allez, viens, approche-toi, on va la faire ensemble, cette putain de conclusion de mémoire. »

kalinka | 23 h 32 | Rubrique : socio-lego

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