in/divisible

Des histoires plus ou moins vraies, plus ou moins autobiographiques et plus ou moins bien écrites.

in/visibles

passé

tiens-tiens ?

Tijuana, plus tordu qu'le 9-1
wisyanne, pas du cul monomaniaque comme ici, non, enfin d'l'amour !
manolita's fever

hy/ppostrophe

expressway to your skull, rockn'roll culturation

Quand tu auras passé trente ans de ta vie à mettre au point de subtiles méthodes psycho-pédiatriques, médico-pédagogiques, psychanalo-pédotechniques, à la veille de la retraite, tu prendras une bonne charge de dynamite et tu iras discrètement faire sauter quelques pâtés de maisons dans un quartier de taudis. Et en une seconde, tu auras fait plus de travail qu'en trente ans.
Fernand Deligny, Graine de Crapule.

Mercredi 31 Janvier 2007.

le miroir aux alouettes

Ah ! Mais ça exulte chez les thèseux de tous bords, ça pamphlète à qui aura la plus aiguisée, ça cible facile et ça prétexte des mensonges même pas faux histoire de se gargariser le raffinement… ça s’rend utile dans sa peau d’inutile, farceurs qui savent mieux que quiconque amuser la galerie des productifs en mal d’oisiveté, clowns futiles et tellement rassurants pour l’ycelles et ceux qui glandouillent coupables et désolés devant les milliards d’écrans apathiques.

Des p’tits carrés de lumière dans les chambres solitaires, des p’tits carrés de lumière dans les openspaces moquettés de boîtes à bois captent les chimères d’une violence qui se voudrait barbare et qui se cantonne à estropier les fourmis les mouches et les cafards… ça lape avec gourmandise la sousoupe indigeste que des agents automatiques pressés livrent à échéances régulières et ça te re-gerbe ça dans la gueule en version 2.0 format customisé avec des airs de conspirateur complice : « regarde encore un blaireau ! », hurle-t-il dans l’espace en mal d’écho d’une blogosphère à la pesanteur avoisinant le zéro. Et que j'te rote repu des oukaz péremptoires, des fatwas péteuses, et même que j’enverrai la note de la balle à ta mère…

Ultime civilité enfin que celle d’asticoter des machines-à-faire-consommer inquiètes enfilant des blouses moches et ravaudées dans l’aube poisseuse s’usant à tapoter encore et encore et encore sur des claviers ressemblant à s’y méprendre à tous les PCs et les Macs wifisés du monde. Ah ! Mais ça exulte de se savoir plus désirable que les prolos du Ed d’à côté, oh oui tâte-moi donc du bon mot, fais-moi frémir de p’tites railleries, fais-moi vibrer la conque à cynisme ! Ultime civilité que de manipuler du pauv’bougre histoire de jouer l’esthète impertinent, histoire de s’sentir pisser dans la cour de nantis culturels prêts à tout pour s’oublier sous eux, y compris s’immoler dans le feu pétrolé d’une auto-dérision digne de gentils scouts aux ordres : qu’est-ce qu’on s’marre !

kalinka | 14 h 30 | Rubrique : poubelle de l'histoire | Màj : 07/02/07 à 09 h 49

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Samedi 27 Janvier 2007.

hors-jeu

Il eût été plus constructif qu’ils s’offusquent des fautes d’orthographe à répétition, de la lourdeur ampoulée de mon style d’écriture – en chantier, de l’inintérêt de mes petites contines solitaires, tout plutôt que cette inquiétude compatissante. Que les amis peuvent être à côté de la plaque parfois ! On se retourne l’estomac pour s’ausculter les entrailles, on malaxe du quotidien les mains dans la merde, on déforme et on ment comme un arracheur de dents, on fabrique de la cohérence là où, invariablement c’est le chaos qui prédomine, on se livre une guerre perpétuelle d’éternel vaincu et, sur le ton de la confidence, un regard inquiet et perplexe de rigueur, on vous hurle à voix basse que décidément non ça n’a pas l’air d’aller, que vous êtes de mauvaise foi, que tout cela fleure bon la dépression, et que oui vous avez changé.

Comme il est étrange d’avoir à justifier de l’état de ses sentiments, d'avoir à rassurer patiemment les âmes en détresse que non, tout cela peut tout aussi bien être vrai qu’être faux, que ça dépend des jours, du goût de la première cigarette ou de l’amertume du premier café. Lorsque la pluie cessera, il est probable que je rejoigne A. et que nous mangions des huîtres à nous en péter l’bidon : voici une proposition que d’aucun jugera vrai ou non, et peu m’importe. Pleut-il ? Quelle est donc cette histoire d’huîtres ? Qui est A. ? Êtes vous bien assurés qu’il s’agisse toujours de la même personne ? Est-il matériellement possible de se péter le bidon à coup d'huîtres ? Il n’y a rien de vrai là-dedans parce que, mieux que la vérité, tout cela est écrit, juste écrit.

J’aurai dû faire un blog consacré à mes histoires de cul forcément dérisoires, manipulées, frustrantes ou à la désillusion terne qui m’habite depuis la préadolescence, comme tant d’autres, comme ça j’aurais donné du grain à moudre aux décrypteurs d’autobiographie… Je manque décidément de discernement.

kalinka | 18 h 26 | Rubrique : poubelle de l'histoire | Màj : 07/02/07 à 09 h 51

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